Judo

J U D O
(“JU” signifie “souplesse dans le sens de non contraction”
et “DO” c’est “la voie, le chemin qui mène à…”)

Dans l’esprit de son fondateur Jigoro KANO (1860-1938) le JUDO était avant tout

une méthode permettant d’éduquer le corps et l’esprit par la pratique de certaines

techniques soigneusement prélevées dans le JIUJIT-SU, redoutable méthode de combat

destinée à faire la guerre et a tuer l’adversaire; Cependant, Jigoro KANO y avait découvert

des principes universels de développement de force par l’utilisation de son inverse

La faiblesse. L’esprit Taoïste avec ses principes d’équilibre des choses en opposition

constante matérialisés de façon symbolique par le “yin” et le “yang”, fondement de la

médecine traditionnelle chinoise, a fortement orienté les pas du maître créateur.

Cet équilibre est primordial aux éléments de la vie dont les inverses deviennent une

complémentarité; Au blanc on oppose le noir, au vide on oppose le plein, à la force pure et

rigide on oppose la souplesse. Mais si la souplesse vient à bout de la force, elle devient

force elle-même. Cette force générée par la souplesse, ou la non résistance, chamboule

les principes établis de la loi du plus fort.

Laquelle, de l’utilisation de la force ou de la souplesse viendra à bout de l’autre !

Ces principes physiques associés aux principes moraux qu’est le BUSHIDO, Jigoro KANO

voulait les apporter au travers du JIUJIT-SU pour en faire son école de vie, Le JUDO.

Il s’agit donc de souplesse physique mais aussi de souplesse mentale qui permettent une

meilleure gestion de la vie dans tous ses aspects.

LE GRADE de JUDO

Le grade, en JUDO, représente une triple valeur, SHIN (valeur morale, esprit, caractère),

GHI (valeur technique), TAI (valeur corporelle) et une connaissance satisfaisante des deux

principes de base du JUDO, SEIRYOKU ZEN YO (utilisation efficace de l’énergie), et

JITA KYOEI (entraide et prospérité mutuelle).